• Expositions passées

    Cahors juin jardins

    5 juin 2015 > 30 août 2015
    • Et aussi
    • Sarah Jérôme présente une extension de son œuvre Les heures souterraines à l'Aquarium, espace d'exposition situé au 42 rue du Languedoc à Toulouse.
      Vitrine visible de la rue 7j/7j, 24h/24h

      > infos

      Elle expose aussi à la galerie Da-End à Paris jusqu'au 20 juin.
      Sous la chair des roches
      > infos
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    EXPOSITION ESTIVALE HORS LES MURS !

    Cet été, la Fondation est accueillie par le Festival CAHORS JUIN JARDINS (10ème édition)
    > festival du 5 au 7 juin
    et prolongation des expositions tout l'été

    Cahors Juin Jardins propose en 2015 de voyager dans le jardin paysage. Un cheminement artistique et botanique que l'identité visuelle de cette dixième édition illustre parfaitement. Créée par l'artiste plasticienne Hélène Angeletti, elle se lit comme la cartographie d'un paysage imaginaire dans lequel le motif floral et organique fusionne en un univers pop, hybride et poétique.

    Paysage, cartographie, territoire... Cahors Juin Jardins explore cette année ces
    concepts sur trois axes de recherche : l'art contemporain dans les jardins publics
    de Cahors avec de nouvelles coproductions emblématiques ; la démocratie participative à travers une démarche artistique et botanique sur le territoire du Grand Cahors ; et les actions culturelles regroupées sur un temps resserré (du 5 au 7 juin) dans les jardins privés (pour ainsi dire l'ADN du festival) et partout en ville. 

    Cahors Juin Jardins confirme donc son inscription dans le territoire. Espace culturel et expérimental, ce temps consacré à l'art et aux jardins, poétique et convivial, s'est structuré au cours des dernières années. De nouveaux partenaires partagent désormais cette démarche et font confiance à ces orientations. L'équipe de Cahors Juin Jardins les en remercie infiniment.

    Isabelle Marrou, directrice artistique

    > Programme complet du festival

    Sarah JÉRÔME

    Les heures souterraines

    Les heures souterraines est un site archéologique, un jardin humain fossilisé. Des têtes, placées en haut d'un fagot de bois, sont comme des graines germées figées dans un état transitoire à la manière du corail dont la particularité est d'être une matière à la fois morte et vivante. L' espace est envahi d'une nuée de corbeaux venant becqueter les excroissances de ces figures endormies.

    Si dans nos sociétés occidentales, le corbeau est un oiseau de mauvais augure, il est ailleurs considéré comme un symbole de gratitude filiale, de par le fait qu'il nourrit ses parents. Ici, le corbeau symbolise l'ambivalence entre la mansuétude et le danger.
    L'agriculture, nourricière des peuples, subit les conséquences des apprentis sorciers.
    C'est le fonctionnement d'un système tout entier qui se trouve remis en cause par notre
    inconscience collective, comme dans la légende pourtant évocatrice et prédictive du mythe de l'Atlantide : en se croyant supérieur à la nature, en se proclamant génie tout-puissant, l'Homme a abandonné depuis trop longtemps l'humilité à laquelle aurait dû le contraindre l'histoire des civilisations passées.

    Sylvie Corroler


    Champ de Pensées germe de la rencontre entre Sarah Jérôme et le square Jouvenel ; une installation in situ – conçue pour ce lieu – où à la végétation, se mêlent des motifs récurrents dans l'œuvre de l'artiste. Ainsi ses Têtes germées, figures de terre figées par le feu, reposent dans un site de plein air patronné par Neptune, dieu de l'eau.
    Quatre éléments, et trois règnes aux frontières incertaines : quelle part d'animal, de végétal sur ces têtes-coraux, gorgones décapitées pétrifiées par leur propre reflet ? Peut-être fleuriront-elles aussi au cours de cet été, poursuivant leur mutation.

    Fouille archéologique ? Champ de bataille picoré par les corbeaux ? A moins que les oiseaux ne nourrissent les têtes qui s'enracinent et ensemencent la terre, de leur savoir, de leurs pensées, de leurs erreurs. D'ordinaire maître du jeu, l'homme fossilisé devient nourriture terrestre.

    Ainsi se joue une confrontation entre les temps : éternel recommencement, exposition temporaire, corbeaux suspendus en plein vol, métamorphoses, mythe oublié, visiteurs qui visitent et passants qui passent, soleil, pluie, végétation qui grandit et meurt et une œuvre, soumise à ces aléas.

    Marion Viollet

    >> Bibliothèque patrimoniale du Grand Cahors et square Jouvenel

    installations présentées jusqu'au 30 août

    Rencontre avec Sarah Jérôme

    Montage installation Bibliothèque patrimoniale du Grand Cahors

    Les coulisses!

    Michel THAMIN

    Gisement

    Michel Thamin sculpte la pierre. Il la taille, l'entaille, l'incise. Il creuse inlassablement
    dans la chair primitive du monde, s'aventurant ainsi dans la géologie de la matière. Il pré-
    fère se confronter à la dureté du granit, qui impose effort et ténacité, humilité et res-
    pect afin d'établir un lien intime lui permettant d'atteindre cette sérénité des formes
    qu'on ressent devant ses sculptures qui hésitent entre l'abstraction et la figuration. Son
    amour de la pierre, il le doit à ses vadrouilles parmi les stèles du Père-Lachaise, mais aus-
    si à ses émotions devant les menhirs de Carnac.

    A Cahors, Michel Thamin installera ses lithoglyphes dans la cour Joachim-Murat du col-
    lège Gambetta. Les lithoglyphes de Michel Thamin surgissent des friches rocheuses,
    comme d'énigmatiques mausolées. Ses « boîtes de pierre » sont de troublants avatars des
    cairns, dont leur disposition en chambre funéraire établit une mise en abyme du monde.
    Elles invitent la main du visiteur à profaner cet apparent secret. En ouvrant ces « boîtes
    de pierre », le public peut y lire des symboles qui ont comme ricoché sur l'onde du temps.
    (ref. Alain Le Beuze)

    Sylvie Corroler


    Eclater, fendre, meuler, ciseler, polir. Sculpter la pierre se fait dans le bruit et l'effort. Les détails s'affinent et le raffut devient son, murmure.
    Comme la forme émerge au fil du travail, le granite ne fait surface que lorsque des millions d'années ont érodé les matériaux qui le recouvraient. Il abonde en Bretagne, où Michel Thamin a installé son atelier. Depuis la nuit des temps les hommes le transforment, bâtissent des dolmens pour coucher leurs morts, érigent calvaires et églises à la gloire d'innombrables saints officieux – domptant les loups, soignant peste, rhumatismes et autres incommodités.
    Le granite est lié au sacré. Et les Lithoglyphes (pierres gravées) ont à voir avec quelque étrange rituel païen ; celui qui passera les grilles de la cour distinguera, peut-être, une fente marquant chaque volume de pierre. Peut-être s'accroupira-t-il, s'autorisant à soulever un couvercle, puis un autre. Il découvrira alors que ces boîtes n'en sont pas vraiment, ne renferment rien d'autre qu'un signe silencieux, toujours différent, gravé dans leur chair.

    Si vous ne pouvez manipuler l'œuvre, geste si souvent interdit, vous connaîtrez pourtant son secret, imaginerez ces signes parfois familiers mais dont nul ne possède vraiment la clé. Ce Gisement nous invite un temps à reposer sur lui, nos yeux abreuvés d'images. A accepter la frustration des mêmes questions sans réponse que demain, peut-être, se poseront les archéologues exhumant de la terre ces petites boîtes intemporelles.

    Marion Viollet

    >> Cour Joachim-Murat du collège Gambetta

    Installation jusqu'au 10 juillet

    Rencontre avec Michel Thamin

    Montage Cour du collège Gambetta

  • FONDATION D'ENTREPRISE ESPACE ÉCUREUIL POUR L'ART CONTEMPORAIN - 3 PLACE DU CAPITOLE - 31000 TOULOUSE
    Tél. 05 62 30 23 30 - contact(at)caisseepargne-art-contemporain(.)fr
    Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19 h 30 et le premier dimanche du mois de 15 h à 19 h 30. Ouverture le samedi 11 novembre 2017. Entrée gratuite