• Expositions passées

    François Dilasser

    28 octobre 2004 > 22 janvier 2005
  •  
    accueil > Fondation > Expositions passées > 2004 > François Dilasser
    • envoyer à un ami
    • Imprimer

    La peinture de François Dilasser

    Le sujet est frontal, figuratif. Reconnaissable, il est toujours le même et pourtant, sans arrêt un autre. D'une série à l'autre, on le retrouve : la mémoire du spectateur fait le travail d'enfouissement, le peintre celui d'émergence. Ensemble, ils créent non pas la toile, ni la série, mais l'oeuvre dans sa totalité, sa continuité et sa très forte cohérence. La forme, jamais finie, sans arrêt ré-interrogée dans l'oeuvre de François Dilasser, joue avec la couleur qui est toujours un peu « sale » et laisse venir à la surface les traces premières d'une couche « mal dégrossie ». Des profondeurs viennent les plaisirs du voir à celui qui veut prendre son temps.

    Mais au fond, le motif est-il si important ? Chez Dilasser, nous le reconnaissons, mais la première affirmation laisse vite place au doute. Des personnages de dos, et non pas peut-être, mais aussi, des architectures. Des arbres, lorsque je les découvre je les ai déjà vus, il y a deux, trois ans, ils s'appelaient Mains, à ce moment-là. Et des Têtes, je sais qu'il y en a toujours eu.
    Aujourd'hui des Planètes : la grande jaune, celle de l'atelier, la noire et blanche, celle dont il faut refaire inlassablement le fond, pour qu'elle vienne.

    À l'atelier, je regarde grandir la planète citron jaune orangé blanc noir, je la regarde s'établir sur fond or dit Antoinette Dilasser, écrivain.

    Elle dit ici tout ce qu'est la peinture de François. Travail de la forme et de la couleur indissocié. Nommé seulement le motif ne nous apporte rien, il faut dire le rapport du dessin à la couleur. De la pose de la couleur naît la forme, une nouvelle couleur arrive, recouvre en partie la précédente, la forme grandit, ou se bloque, se contracte, en attente d'une autre couleur pour arriver à un terme qui jamais ne satisfait totalement le peintre.
    A chaque visite d'atelier, lorsqu'on désigne du doigt celle-ci ou celle-là, souvent François dit : je ne sais pas si elle est terminée.

    - Un livre aux éditions Le temps qu'il fait sort à l'occasion de cette exposition.
    Texte d'Antoinette Dilasser, images du peintre, ce livre est une proposition de cheminement, un accompagnement du peintre et de l'écrivain sur une année de vie.

    photographies :
    François Talairach

  • FONDATION D'ENTREPRISE ESPACE ÉCUREUIL POUR L'ART CONTEMPORAIN - 3 PLACE DU CAPITOLE - 31000 TOULOUSE
    Tél. 05 62 30 23 30 - contact(at)caisseepargne-art-contemporain(.)fr
    Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19 h 30 et le premier dimanche du mois de 15 h à 19 h 30. Ouverture le samedi 11 novembre. Fermeture le mercredi 1er novembre. Entrée gratuite