• Expositions passées

    Gaël Davrinche

    13 septembre 2013 > 2 novembre 2013
    • Etudiants !
    • Dans le cadre de la semaine de l'étudiant

      Visite gratuite pour les étudiants tous les jours du 10 au 19 octobre à 18h

      en partenariat avec l'Université de Toulouse

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    Gaël Davrinche

    exposition du 13 septembre au 2 novembre 2013


    Il va s'agir ici de peinture, de peinture et de portraits, essentiellement.
    Regarder un portrait, c'est toujours un peu se regarder soi. Gaël Davrinche nous invite donc à un face à face ; un double face à face déroulé sur deux étages.

    Le portrait de la destruction se glisse sous celui de vernis social et je ne sais par lequel commencer à vous raconter ce qui se joue là.

    En haut, nous sommes propres, ironiques, insolents … et affublés d'accessoires improbables et décalés. Nous posons, fiers, inconscients de notre ridicule, heureux de notre image.
    Dans ces portraits sociaux, le vêtement est élégant et la pose est digne, transgressée par l'incongruité de l'accessoire qui, pourtant, sied au portraituré, l'habillant d'un couvre-chef ou d'un sautoir prestigieux et trivial à la fois. L'accessoire, comme à la Renaissance, donne peut-être un indice quant au rôle social de la personne représentée, mais il est plus sûrement et littéralement un artifice. Il prend tout autant la place dans l'image que le portrait proprement dit, pour dire que tout cela n'est que de la représentation, du théâtre, du jeu … Ici, comme dans le jeu des enfants (Gaël Davrinche a longtemps peint « à la manière » des enfants), pour dire, les ballons seraient un chapeau, un cabas en plastique, une armure, un costume d'apparat …

    En bas, une toute autre histoire se joue. Il faut descendre, aller se voir au tréfonds.
    Et face à nous : ce que nous faisons du monde aujourd'hui, de nous-mêmes, organisant notre propre absence au monde. Des visages inhumain rappellent ceux des gueules cassées, ceux de la destruction guerrière, qu'hélas nous créons nous-mêmes aujourd'hui, car nous sommes notre propre ennemi. Gaël Davrinche nous dé-visage, nous enlève notre part d'humanité et nous propose, ainsi, de nous mettre, de manière redoutable et sans échappatoire, face à nous-mêmes.
    Il est possible que l'artiste dirait que c'est en bas que se révèle notre vrai visage. Non pas celui d'Homme (de toute éternité), mais bien celui de notre contemporanéité.

    Dans ces deux séries, la technique picturale fait sens : propre, lisse, léchée, bien faite de sa personne … pour nous donner belle allure.
    Et, au contraire, une touche plus que tourmentée, violente, profonde, dévastée pour révéler cette redoutable énergie que nous mettons à nous détruire.

    Cette exposition, comme un tête à tête avec Gaël Davrinche, peintre virtuose et intelligent.

    Sylvie Corroler-Talairach

    >> Défigure(s), monographie de Gaël Davrinche. Texte de Richard Leydier, conversation avec P. Nicolas Ledoux. Co-édition Fondation espace écureuil - Toulouse / Centre d'art contemporain Passages - Troyes / Black Moyo, collection privée d'art africain - Lugano, Suisse.
    Edition Art, Book, Magazine, 2013 - communiqué presse

    En vente à la Fondation (23 euros)

    MEDIATION

    Interview de Gaël Davrinche

    Dans l'atelier de Gaël Davrinche - réalisation : f.Talairach

  • FONDATION D'ENTREPRISE ESPACE ÉCUREUIL POUR L'ART CONTEMPORAIN - 3 PLACE DU CAPITOLE - 31000 TOULOUSE
    Tél. 05 62 30 23 30 - contact(at)caisseepargne-art-contemporain(.)fr
    Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19 h 30 et le premier dimanche du mois de 15 h à 19 h 30. Entrée gratuite