MINIMAL NATURE (10-12 2015)

Exposition collective "Minimal Nature" (10-12 2015)

Un autre outil de médiation ici (livret de salle)

DISSECTIONS SAUVAGES

Des rendez-vous ponctuels sont proposés aux spectateurs en octobre et novembre : une signalétique au sol est positionnée devant une œuvre chaque fois différente, précisant la date et l'heure de la rencontre avec une des médiatrices de la Fondation. Durant environ 1/4 d'heure, l'heure est décortiquée à l'aide de références au contexte historique de l'œuvre, à l'histoire de l'artiste, à différentes anecdotes. 

Par exemple, lors de la Dissection Sauvage liée au Ruisseau du Puits Noir de Gustave Courbet, Juliette Raoul (étudiante en histoire de l'art en stage à la Fondation et au musée des Augustins) s'est attachée à contextualiser l'œuvre, à la fois dans la pratique de l'artiste (célèbre pour ses scènes de genre plus que pour ses paysages) mais également dans le paysage au sens propre de la 2ème moitié du XIXe siècle, largement déboisé et qui nécessita pour Courbet d'aller en quête d'une nature encore préservée. 

Toutes les Dissections n'ont pas été réalisées (ce type de format est peut-être plus adapté aux musées, où les visiteurs restent plusieurs heures et peuvent revenir sur leurs pas pour le rendez-vous) ; leur forme a évolué, certaines ayant été suivies d'une visite de l'exposition orientée selon les apports sur l'œuvre disséquée.

ATELIERS FAMILIAUX

Juliette Raoul, étudiante en histoire de l'art et stagiaire au Musée des Augustins et à la Fondation pour Minimal Nature, propose un atelier familial au mois de décembre, renouvelé à deux reprises. L'objectif est d'inviter les participants à comprendre ce qu'est une exposition, et notamment comment les œuvres dialoguent entre elles.

L'atelier se déroule en trois étapes :

- Chacun découvre en autonomie l'exposition pendant un quart d'heure environ, et se regroupe pour parler des pièces qui l'ont interpellé, poser des questions.

- Divisés en petits groupes, les participants se voient attribuer un croquis d'un point de vue de l'exposition, qu'ils doivent retrouver dans l'espace. Puis le groupe se rassemble. Les participants expliquent successivement aux autres d'où a été dessiné leur croquis, et ce qui rassemble les œuvres représentées (une matière, un sujet...).

- Enfin, deux jeux de miniatures représentant toutes les œuvres de l'exposition sont proposés aux participants. A nouveau en petits groupes, ils sont invités à recréer une exposition à partir des pièces qui les intéressent, sans être obligés de toutes les utiliser, en choisissant de les rassembler autour du ou des sujet(s) de leur choix. Les murs de leur lieu d'art sont matérialisés par des scotchs de masquage. Ils doivent enfin choisir un titre cohérent pour leur exposition.

L'atelier vise à les inviter à comprendre que dans les expositions, les œuvres ne sont pas simplement posées côte à côte. Et une même œuvre peut avoir des aspects bien différents selon les commissaires qui choisissent de les présenter.

LA FRISE DÉBOUSSOLÉE

Toujours en petit comité...

Composantes

- une médiatrice et une frise qui met l'accent sur les périodes traitées lors de la présentation
- une série de miniatures évoquant des œuvres de l'art contemporain, moderne, classique, des monuments anciens, des créations design ou architecturales...

Déroulé

En partant d'une thématique présente dans l'exposition, la nature (sa représentation, l'utilisation de ses matériaux, son rythme...), les miniatures sont présentées successivement, sans souci chronologique mais par connexions de forme ou de sens. Elles sont contextualisées par la médiatrice, qui met en avant les liens entre les œuvres.
Elles forment finalement une sorte de paysage du sujet, non exhaustif mais traduisant l'évolution de l'évocation de la nature au fil de l'histoire de l'art, et les ressources dans lesquelles vont puiser les créateurs contemporains.

Liste des pièces présentées :

Carl Andre, 64 Steel Square, 1967
Giovanni Anselmo, Sans titre, (granit, laitue, fil de cuivre), 1968
Marinus Boezem, La Cathédrale Verte, 1978-1996
Constantin Brâncuși, Colonne sans fin, 1937
Matali Crasset, Nature morte à habiter, 2007
Walter de Maria, The Lightning Field, 1969
Emilie Faïf, série « Vêtements paysages », 2006
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818
Géant de Cerne Abbas, vers 1600 (?), Angleterre
Giorgione, La Tempête, entre 1500 et 1510
Andy Goldsworthy, Touching North, 1989
Willem Claesz Heda, Nature morte à la vigne, première moitié du XVIIe siècle
Nancy Holt, Sun Tunnels, 1976
Wolfgang Laib, Carré de pollen, dès 1977
Le Lorrain, Le Parnasse ou Paysage avec Apollon et les Muses, 1652
Lignes Nazca, entre 400 et 650, Pérou
Richard Long, Cerne Abbas Walk, 1975
Claude Monet, série « Nymphéas », entre 1895 et 1926
Ksenia Movafagh, tapis Pebble, 2008
Nils-Udo, Sans titre (racine d'arbre dans un trou carré), 1995
Giuseppe Penone, lbero porta-cedro / Door Tree-Cedar, 2012
Robert Smithson, Spiral Jetty, 1970
Stonehenge, entre -2800 et -1100, Angleterre
William Turner, Lever de soleil sur un lac, 1840
Franck Lloyd Wright, La Maison sur la Cascade, 1936