Collège Pierre de Fermat - Toulouse - #2

Professeur : Karine Alquier (Français)
Niveau : 4ème

Pistes de réflexion

  • S'interroger sur le monde qui est le nôtre, sur la polysémie du mot « objet » et la définition du mot « désir » ; observer les objets de notre quotidien, les détourner de leur fonction pour mieux comprendre le mécanisme qui anime le désir et le processus de création qui en découle.
  • Appréhender le medium photographie via son histoire et son usage créatif.
  • Favoriser le travail en autonomie et les situations de production par petits groupes.
  • Expérimenter une approche transdisciplinaire du sujet.

Proposition de travail

« L'objet de mon désir, c'est à la fois le mien, le tien, le nôtre… comment rendre compte de ce « je » qui se multiplie, traverse les générations, me fait m'oublier et réapparaître différent ? ».

Références

  • Artistiques : Histoire de la photographie + l'hyperréalisme (« Supermarket lady », Duane Hanson (1969) ; Mauro David…) + Sandy Skoglung et la mise en scène du quotidien + le travail de Martine Camillieri
  • Littéraires : La notion de bovarysme : « La Parure » de Guy de Maupassant (1884) ; « Le Portefeuille » d'Anton Tchekov (1885) ; « La danseuse » de Paul Fournel in Les grosses rêveuses (1981) ; « Le Veston ensorcelé » de Dino Buzzatti (1966) ; Eugène Rastignac le dandy ambitieux  + La dimension intertextuelle : réactualisation du conte de Cendrillon (le conte, « La Parure », la chanson éponyme du groupe Téléphone) et du personnage mythologique de Vénus (le mythe ; Nana de Zola ; « Venus Anadyomène » de Rimbaud) + le travail de Martine Camillieri .

Situations d'apprentissage

  • Visite des expositions Banalités de Martine Camillieri et Bloom, une vision végétale.
  • Réflexion sur le désir menée à l'aune des œuvres et textes rencontrés en amont de l'exposition : questionnement quant à l'authenticité et l'originalité du désir.
  • Travail photographique à partir de mises en scène d'objets du quotidien. 
  • Elaboration de l'idée : « I-desire » : obtenir, via une application sur un téléphone mobile très en vogue, l'objet de son désir. Le « I » renvoie au « je », à l'idée du caractère singulier du désir mais la multiplicité et la répétition des applications reflètent la banalité de l'acte de désirer et de sa saveur idéologique.
  • Inscription au tableau de l'objet de désir. Photographie du tableau. Conception des images représentant les objets désirés.
  • Rédaction (notice explicative, passage argumentatif sur le choix de l'objet et le désir qui a motivé ce choix, anecdote personnelle).
  • Photographie de classe et anonymat : les images des objets désirés remplacent les visages.

Réalisations exposées

« I-desire »
Détournement de la photo de classe en interface de portable nommée « I-desir ». Catalogue de vente des applications.