ESMA

ETABLISSEMENT : ESMA
Enseignant : Mary Pujo
Niveau : Manna Mise à niveau en Arts Appliqués

Pistes de réflexion
• Lien Espace sensible/ Objet
• Relation œuvre spectateur

Proposition de travail
Temps, espace, entre, intime, échange, Lien, ressemblance ...


Références
Jacques Thidet, Arno Fabre, Francis Alÿs, Silvia Bächli, Robert Barry, Fréderic De Manassein, ZImoun, Pierre Huyghe, Jirí Ko- vanda, Rémi Magnouat, Oscar Munoz, Roman Ondak, Gabriel Orozco, Abraham Poincheval et laurent Tixador, Benoit Pype, Eric Watier, Marina Abramovic, Marcel Duchamp.

Situation d'apprentissage
Six semaines de travail en binôme
/// FORMES DE RENDU: Tout type de rendu: installation, objets/volumes, objets graphiques, vidéo, sons, performance…
/// RENDU: présentation orale du projet et des recherches associées axe de travail et recherches associées ( processus de création)

Réalisation(s) exposée(s)

Maëla Gathignol et Juliette Jiquel 2018

-Vidéo Projection
Ce projet traite de la discrétion dans le sens d'intimité. On y retrouve un homme et une femme, un échange se crée entre eux, nous nous immisçons dans cette bulle crée par les deux personnes, nous voyons des moments qui ont l'air privés, qui n'appartiennent qu'à eux. On ressent cette immersion dans l'intimité par les plans de peau : ce sont des parties qui restent normalement couvertes, qu'on ne donne à voir qu'à un partenaire, ou à nous même. En contraste, les plans et cadrages sur les yeux sont eux plus forts, presque perturbants, ils nous mettent face au fait que nous sommes dans une position de voyeur. Ils nous observent en même temps que nous les regardons, l'échange se fait donc aussi avec le spectateur. Dans cette oeuvre, 3 personnes sont liées : l'homme et la femme de la vidéo et le spectateur, tout ça dans un silence qui permet une immersion totale.
A partir de là, le spectateur peut interpréter cet échange comme il le sent : aucune explication n'est donné, il échange avec l'oeuvre et se crée sa propre interprétation, il entre dans une bulle d'intimité et en ressort ce qui l'a touché.


Mélissa Crépu et Sylvie Tran 2018

- Installation
Le livre représente l'enveloppe de l'homme, son corps et sa chair, mis à nu et exposé aux autres par la transparence du livre en plexiglas. Le texte, qui se répète, et un texte sur l'intimité, ce qu'elle est et ce qu'elle apporte mais également ce qui l'expose. Au fur et à mesure que l'on tourne les pages, des mots disparaissent jusqu'à arriver au seul mot que l'on cherche à révéler, ou à l'inverse dans le sens contraire de la lecture, on va camoufler le mot en question.
Le spectateur peut participer à l'effacement du superflu qui détériore cette intimité en pouvant effacer les mots avec ses doigts. Ce design et cette recherche de pureté dans les lignes de réalisation et de mise en scène sont là pour universaliser le sujet que nous avons traité, l'intimité étant propre à chaque individu. Les livres accrochés comme en lévitation sur une étagère inexistante viennent renforcer cet effet d'universalité par les reflets qui apparaissent, tous différents et donnés par la lumière.
Cette installation est d'une part là pour exposer l'intimité et pointer ce que chacun vient ternir, que l'on pourrait traduire par de l'indiscrétion ; cependant les lignes discrètes et la transparence de notre installation s'impose de manière sobre et discrète dans le lieu où elle se trouve.

Kilian Amen et Mathieu Gaspar

_ Installation sonore
Notre travail cherche à exprimer la diversité des hommes malgré leurs ressemblances. Nos recherches ont été influencées par l'art conceptuel. Le verre est l'élément principal de l'oeuvre, il représente l'enveloppe charnelle de l'homme. On a disposé 99 verres sur un support neutre et un centième au sol face aux autres. En revanche, chaque verre a une contenance en eau qui diffère selon l'individu. C'est ce qui définie son caractère. L'eau définie l'esprit de l'homme. Elle permet d'observer l'expérience d'un individu au court de sa vie. C'est aussi ce qui la caractérise.

Les 99 verres se mettent à chanter à l'apparition du centième. Ces sonorités émises racontent et traduisent l'identité de l'homme en d'autres termes ce qui peut le définir. Selon le contenu du verre, les sons émis seront différents car leurs fréquences varient. Chaque verre aura un volume d'eau unique, donc chaque son le sera aussi. Pour 100 verres, il y aura 100 sonorités différentes.

Par la suite, un prélèvement d'une infime partie est effectué sur chacun des 99 verres pour être ensuite ajouter dans le centième.