lycée Saliège

ETABLISSEMENT : LYCÉE POST- BAC SALIÈGE – BALMA
Enseignants : Laurence ROQUES-SOLIRENNE (Cours d'Expression Plastique Fondamentale)
Niveau : Mise à Niveau en Arts Appliqués

Pistes de réflexion
• Comment exprimer la fragilité, l'éphémère, ce qui n'est pas là ou peu perceptible ?
• Comment faire apparaître l'invisible ? Comment le donner à percevoir ?
• Pourquoi s'effacer individuellement pour produire collectivement une mémoire ?
• Pourquoi donner à voir le moyen plutôt que la fin ?

Proposition de travail
Élaboration d'une production collective à partir de la thématique Invisibilités (exploration des notions de visibilité, d'apparition, de disparition en tant que forme d'intervention sur notre façon de percevoir le monde).
Expérimentations plastiques : techniques du monotype et de la gravure en taille-douce au travers du portrait (questionner la ressemblance, les archives familiales, le souvenir collectif).
Mettre en scène la présence et son corollaire l'absence (jeux d'ombre/lumière, apparition/disparition).

Références
Oscar Muñoz, Retrato, 2003 ; Quentin Jouret, Gouttes, 2007 ; Christian Boltanski, Théâtre d'ombres, 1986 ;
Christophe Hohler (œuvre gravé) ; Sergio Aquindo (dessin, œuvre gravé) ; Patrick Neu, Sans titre, 1996 (verres, noir de fumée)

Situation d'apprentissage
Le thème du « Rien ou presque » a été le fil conducteur de la pédagogie transdisciplinaire Expression Plastique Fondamentale et Arts Appliqués. Ce thème a permis entre autres de :
• S'interroger sur le discret, l'économie de moyens, le peu, l'(in)visible, expérimenter la démarche de projet : émettre des hypothèses de création, finaliser une piste, savoir communiquer son travail, rechercher des références personnelles en lien avec la démarche.
• S'interroger sur la notion du portrait, de la ressemblance, de la subjectivité.
• Travailler des techniques liées à l'estampe : exercer son trait, la pression de l'outil sur le papier ou la matrice, savoir exécuter des estampes de qualité (monotypes et taille-douces).
• Laisser agir le spectateur, la spectatrice, être celui ou celle qui appréhende le presque rien, le diaphane et qui lui donne force, en vue d'un véritable tête-à-tête.

Réalisation(s) exposée(s)
Les (in)visibles est une installation de matrices gravées qui nécessite l'intervention du spectateur. Le rai de lumière produit par ce dernier à l'aide de son téléphone portable ou de la lampe torche, sur l'un ou l'autre des portraits permet sa projection sur le mur et le fait advenir pleinement. Mise en scène d'une rencontre, d'un tête-à-tête fugace mais persistant qui bouscule et annihile l'espace et le temps.

Matrices gravées de :
Salomé Bernard, Manon Bollaro, Cécile Boquen, Clémence Bourdeau-Herbin, Cécile Brochard, Fien Commère, Océane Étienne, Clara Ferrié, Sarah Limondin, Caroline Linder, Alice Mourey, Amandine Olivier, Mathilde Reynal, Vanina Roman, Fanny Valade, Marie Van Acker.