LYCÉE THEAS - MME VERNEREY

LYCEE THEAS-MONTAUBAN (82)
Professeur : Nathalie Vernerey, Arts Plastiques
Niveau : classe de seconde, option facultative

Pistes de réflexion


Cette année, j'ai décidé de travailler avec des lycéens et de leur laisser toute initiative dans leur projet, tout en les soutenant et les guidant dans leur réflexion et leur pratique lorsque cela était nécessaire.

De la présentation et de l'analyse de différentes réalisations d'Emilie Faïf, les lycéens ont retenu la légèreté, la fragilité... Leur première idée était de photographier des bulles de savon colorées.

Afin de développer cette proposition, nous avons à nouveau étudié les sculptures de l'artiste invitée, à la lumière d'autres œuvres, entre autres celles présentées dans le dossier d'accompagnement.

Références


Les secondes ont particulièrement été marquées par deux extraits de film :
• La Belle et la Bête de Cocteau, pour les mains tenant les chandeliers et guidant la belle le long du couloir ;
• Et Répulsion de Polanski, pour les mains sortant du mur et agrippant Catherine Deneuve.
• Les sculptures de Rodin et de Claudel les ont également impressionnés par ces formes si fines émergeant de blocs informes.

Proposition de travail
Chacun a proposé une nouvelle idée ou son projet initial revisité, et, ensemble ils ont choisi d'en rassembler deux.
• Le premier consistait en une installation mettant en jeu le corps de chacun : un “socle-surface” troué de multiples ouvertures dont pouvaient sortir leurs mains peintes. Ces sculptures vivantes à la manière de celles de Gilbert et Georges ou d'Erwin Wurm. Mais comment présenter cette performance, où leurs mains immobiles pouvaient s'animer, se toucher, se lier ? Ils ne voulaient ni vidéo ni photographie et ne souhaitaient pas non plus rester un mois à l'Espace Ecureuil....
• Le second mettait en scène des mains sculptées, reliées entre elles par différents liens montrant les relations et les affinités entre tous.

Situations d'apprentissage


Mes élèves ont particulièrement apprécié de se confronter à la matière : modeler, mouler, tordre, assembler, coller, nouer... C'est mou, ça craquelle, ça tombe, ça fuit, ça pique !!!
Chacun a expérimenté différents matériaux et techniques, et a finalement façonné sa main à son image et son goût.
S'est ensuite posée la question de la présentation.
Les lycéens préféraient que les visiteurs puissent toucher leur main, afin de ressentir les sensations qu'ils avaient pu éprouver lors de leur élaboration, et que chaque main puisse être déplacée et rassemblée à une autre. Ainsi, lorsque le spectateur soulève une main, il découvre le “nom”, la genèse et les histoires, petites et grandes, qui accompagnent chacune de ces mains.

Réalisation(s) exposée(s)


« Mes mains ont la parole », installation de dix sculptures.